J'ai remarqué qu'une fille, ça parle beaucoup à la première personne du pluriel. Nous nous nous. Un jour je ne vais pas bien et je me rends compte que c'est parceque mon frigo est vide. Et débranché. Sa porte est à demi ouverte, le courant d'air qui passe par un trou dans le plafond la fait osciller légerement. On dirait même qu'elle fait un petit bruit, mais je suis pas sûr.
Au même moment mon ventre gargouille, grôôôô bleu bleu, et la connexion se fait.
"J'ai faim, c'est pour ça !" (Que ça va pas bien)
Après déballage de la notice, je branche, mais j'ai toujours faim. Je téléphone à un bon ami, qui est connu pour savoir plein de choses dans un peu tout les domaines. Finement aiguillé, je file à Super U, acheter de la nourriture. Il fallait y penser !
Ce magasin est magnifiquement éclairé, avant ça me faisait peur mais maintenant je m'en fou, j'arrive même à rigoler comme un con tout seul et faire des blagues. Je vous ai raconté que je me suis même fait engueulé et cherché/traqué par des vigiles tout excités, parceque je payais en pièces en chocolat ?
Alors je rentre en sifflotant, dans cette boutique. Je fais donne un coup de pied dans le tourniquet, on se connait bien tous les deux. Il tourne 5 fois sur lui même, et je passe par dessus comme un cowboy.
Après on s'en fou, peu importe ce que j'achète, ca apporte rien à l'histoire.
Toujours le même bizness autour de la machine à peser les légumes.
Je vous en prie, allez y
Non non, c'est à vous
On y voit rien
Ca marche pas
J'ai appuyé sur "tomates", pourtant
Attendez je vais vous aider, madame (vieille bique)
Voilà
Merci jeune homme
De rien
Après trois vieilles biques, je peux enfin peser mes putains de bananes
Déjà j'en pèse une, car toutes les bananes ensemble, parfois ça crée une erreur qui est connue dans le monde de l'informatique des machines de pesage. On m'a déjà interpellé pour ça. Monsieur ! Une par une, les bananes.
Bon, d'accord.
Les bananes pesées, je vais en caisse et là je tombe sur une caissière. Qui ici sont gentilles. Y'a surement du briefing pour le contact client. Mais bon elles sont bien, c'est bien fait. On y croit presque, qu'on est leur ami.
Mais en fait c'est pas à Super U que je voulais aller avec vous. Je me suis trompé, c'est pas grave.
On va prendre un exemple sans détailler le contexte.
Prenons ma rue à moi. J'habite dans un immeuble, qui est de travers, et tout en hauteur, si on se met debout contre lui, quand on est dans la rue, on a presque l'impression de le redresser un peu.
On ouvre la porte, même si on aurait pu passer dans le trou du mur à coté. En rampant. Ou même juste accroupi.
Mais ouvrir la porte donne l'impression de vivre normalement. Mais y'a pas besoin d'ouvrir la porte puisque la personne dont je veux parler est sur le trottoir. Donc on ferme la porte, ou on ressort du trou, ca dépend ce qu'on a choisi comme style d'entrée, et on va vers la dame.
La dame, c'est la commerçante du dessous. Une grande dadette, un peu comme moi, et comme l'immeuble. Tout en hauteur et toujours dans des postures qui montrent que l'équilibre est difficile à maintenir.
On parle. Moi je suis décalé, ou plutôt, excessivement affable, peut être. Trop le sourire, qui descend plus des dents, comme si j'étais bloqué.
Ca peut faire un peu peur.
Bon, mais alors elle me raconte son voyage chez les inuits. J'écoute, j'écoute. Les danses tribales, les courses en scooter des neiges, la coke, la chasse à la baleine, bon, super. A la limite je m'en fou je déteste les baleines, ces boules de graisse qui s'amusent à gober sans pitiés des bancs de mignons petits poissons.
Son récit est poignant, personellement je me fou des peuples primitifs, mais c'est vrai que ça a l'air sympatoche.
Je remarque juste que c'est moi qui suis quand même actif, dans la discussion. C'est moi qui amène les questions, et qui nourri le peu de lien qu'on a depuis 5 minutes. On peut pas dire que je me sens ami, mais un peu.
Je remarque qu'elle dit pas qu'elle est allé chez les inuits. Mais "nous".
Plus tard, si je lui demande si ça va, si elle veut pas des tomates, que j'ai en trop, elle me dit "Nous allons bien, nous avons des légumes par l'intermédiaire de (je sais plus quoi)"
Pareil, un jour à une exposition, la peintre à qui je parle, elle me fait le coup du nous.
Géneralement, ça vient si tu as trop de sourire, que tu es bloqué avec un air idiot.
Elle m'a même dit plus tard, 1 minute après environ, que son nous, il faisait du karaté avec des ceintures je sais plus quoi. Enfin ça veut dire qu'il est très fort. Faut être idiot pour pas comprendre. Même moi j'ai presque compris.
C'est la tactique du nous, tactique qui permet d'esquiver un je tu, et ne pas me laisser rêver qu'il pourrait y avoir du nous, entre je et elle. Que le nous est entre eux, et que attention, le karaté ça fait mal.
Alors je dis je, elle dit nous, quand je dis tu, elle me dit eux, si je dis vous, elle me dit ils, si je dis moi, elle me dit tu, et eux. Moi ? Non, ils. Elle, je, tu.
A la fin, on sait tout juste qu'on est soit même, ca tourne dans la tête. On se rentre chez toi, par le trou, qu'ils ont fait dans notre nous à soi tout seul, eux.
On se repose. Dans notre tête, on vérifie qu'on est bien je. Oui, ça semble. On oublie les ils et eux. On se demande ou sont les elles. On croit les voir mais c'est des nous. Des nous et eux.
Alors je vouvoyes les filles, par précaution, pas par respect.
C'est fatiguant tout ça !
mardi 30 septembre 2014
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vendredi 26 septembre 2014
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mercredi 9 juillet 2014
OOOOOh
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mardi 28 janvier 2014
Croisée des chemins
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samedi 11 janvier 2014
Un peu plus d'abstraction

J'essaye des choses. Je pars très abstrait et liquide et je construis après (bon point, ça me plait)
J'exclue quasiment jusqu'à la fin le blanc et le gris, pour éviter d'affadir.
Et je désature vaguement en mélangeant des couleurs complémentaires, meme si je me laisse surtout porter par ce qui vient, là j'ai pas envie de trop réfléchir.
C'est coloré. Ca pète beaucoup plus que la bagnole en dessous, qu'il faut vraiment que je reprenne. Faut dire que j'ai une putain de fatigue oculaire depuis quelques semaines, parfois je vois cramé, et un rose normal m'apparait comme fluo. le lendemain je me rends compte que c'est pastel.
La photo crame pas mal le fond, qui est moins uni que ça, plus tâché/marqué.
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lundi 6 janvier 2014
Je deviens fou
J'ai supprimé le post d'avant parceque bon, j'ai foutu un gros coup de pinceau dessus. C'était n'importe quoi ! Ohlala. Putain, pourquoi mon regard change tellement vite, c'est comme une claque à chaque fois.
J'ai donc refait mais de tête en imaginant, et tout de suite c'est plus illustratif.
A bosser un peu encore mais il me semble que c'est quand même plus moi. Quand je cherche à faire de la peinture, ça va pas. Ca me ressemble pas. J'ai besoin que ce soit entre les deux. Plus illustratif, un peu dessiné, pas un Tableau. Faire des tableaux, ça me fait baliser. Je veux pas.
Je veux qu'on dise "Tiens, t'as fais un truc sur une toile".
Là je suis content !
Si on me dit "Ton tableau, là...", je dis "Quoi ? Tu me prends pour qui, hé oh, un peu de respect"
Fin bon, avec le recul je trouve qu'on dirait James Hetfield en chintok. Ca fait flipper.
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jeudi 2 janvier 2014
Cross
J'ai une anim en cours mais les yeux me lâchent.
Alors peinture. Celle ci est en cours, faut que j'améliore ça pour dégager un peu plus de profondeur, et corriger ce que la dynamique du geste efface en "construction".
En ce moment je me sens cap de peindre mais j'hésite toujours à faire l'erreur qui va me faire tout rater. Alors que là c'est pourtant facile j'ai en tête l'idée précise de ce à quoi je veux aboutir en terme d'ambiance. Faudrait presque que je fasse une approche comme celle là; et à coté, une seconde toile du même sujet mais en version aboutie, décomplexée.
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dimanche 22 décembre 2013
Lady WHITE
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dimanche 8 décembre 2013
Sont représentés...
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mercredi 4 décembre 2013
Des bonhommes j'ai dit
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vendredi 26 septembre 2014
Ce que ça fait, c'est que c'est comme du vide
Tu es rigolo, c'est ça, et en fait, bah après t'es triste car
En fait tu te parles à toi même
Et tu t'en rends compte
ALORS
Voilà : D'abord tu souris
Comme un idiot
Ensuite ça sort de toi comme un animal
Ca rampe vers l'autre et tu crois que
Tu attends, après
On attends.
Imaginons l'attente
Voilà, c'est attendu. Maintenant, on peut continuer.
Alors, j'en étais a l'animal,
qu'on croit eNTré daNs l'AutRe.
Comme un serpent, mais gentil
On a attendu, car on attend de la réponse
Le serpent qui revient, avec un message
Mais il revient pas
Alors c'est là qu'on est triste, mais pas déjà
Déjà on re attend, histoire d'être sur
Alors on réfléchi
Alors on se dit peut être que
Et là, au bout d'un moment court, on se dit quand même qu'on
a été bête
On range le rigolo, on repli l'animal en nous
Viens là
Saloperie
Viens me manger de l'intérieur, au lieu de te ballader avec ma permission
Que tu n'aurais pas dû accepter que je te donne
On lui donne un coup mais il est tout mou
Ca nous revient à la gueule, son corps qui tressaute presque en rigolant, de notre coup
On s'en prend alors à nous même
On a été trop bête.
Y'a plus le rigolo, on en veut un peu a l'autre
D'avoir peur ou de pas comprendre le serpent (mou et gentil)
Qu'on a bien fait d'envoyer quelque part
Mais bon, quand c'est pour rien, ça fait mal
Après on tappe sur le serpent mou et se blesse
Déjà dit
On recommence après, le coup d'envoyer l'animal
On est re rigolo
On peut pas s'empêcher
Mais ça passe pas
On est triste
On pense à avaler le serpent définitivement
Avec des médicaments et du cyanure, et un
Zeste
De citron pour être sûr
On a envie de parler et de faire
Créer, oui, pour être aimé
Viens là mon serpent, sert moi de pinceau
Ou d'éponge
Ou de ceinture pour mon tablier
C'est tout qui vient
Etre seul, pas seul, créer, pas créer
L'angoisse etla précipitation
Ca servirait à rien
Et à tout, peut être
Mais il faut aller vite, ne pas échouer
On n'arrive pas, c'est là le vide.
Y'a tout autour qui gigote
Ca sert, dedans, t'es tout coincé
Tu te dis que c'est le serpent, oui et non
Le jour passe et tu écoutes le bruit, des gens
Tu t'inquiètes du silence qui viendra
Qui est déjà là en toi
Mais pas dehors, et dehors ca fait semblant d'être ta vie
Un peu
Tu comprends ?
C'est déjà bien si tu fais cet effort
Si ca te dit, je peux te prêter mon serpent, il est mou et gentil
Hein ?
Tu es rigolo, c'est ça, et en fait, bah après t'es triste car
En fait tu te parles à toi même
Et tu t'en rends compte
ALORS
Voilà : D'abord tu souris
Comme un idiot
Ensuite ça sort de toi comme un animal
Ca rampe vers l'autre et tu crois que
Tu attends, après
On attends.
Imaginons l'attente
Voilà, c'est attendu. Maintenant, on peut continuer.
Alors, j'en étais a l'animal,
qu'on croit eNTré daNs l'AutRe.
Comme un serpent, mais gentil
On a attendu, car on attend de la réponse
Le serpent qui revient, avec un message
Mais il revient pas
Alors c'est là qu'on est triste, mais pas déjà
Déjà on re attend, histoire d'être sur
Alors on réfléchi
Alors on se dit peut être que
Et là, au bout d'un moment court, on se dit quand même qu'on
a été bête
On range le rigolo, on repli l'animal en nous
Viens là
Saloperie
Viens me manger de l'intérieur, au lieu de te ballader avec ma permission
Que tu n'aurais pas dû accepter que je te donne
On lui donne un coup mais il est tout mou
Ca nous revient à la gueule, son corps qui tressaute presque en rigolant, de notre coup
On s'en prend alors à nous même
On a été trop bête.
Y'a plus le rigolo, on en veut un peu a l'autre
D'avoir peur ou de pas comprendre le serpent (mou et gentil)
Qu'on a bien fait d'envoyer quelque part
Mais bon, quand c'est pour rien, ça fait mal
Après on tappe sur le serpent mou et se blesse
Déjà dit
On recommence après, le coup d'envoyer l'animal
On est re rigolo
On peut pas s'empêcher
Mais ça passe pas
On est triste
On pense à avaler le serpent définitivement
Avec des médicaments et du cyanure, et un
Zeste
De citron pour être sûr
On a envie de parler et de faire
Créer, oui, pour être aimé
Viens là mon serpent, sert moi de pinceau
Ou d'éponge
Ou de ceinture pour mon tablier
C'est tout qui vient
Etre seul, pas seul, créer, pas créer
L'angoisse etla précipitation
Ca servirait à rien
Et à tout, peut être
Mais il faut aller vite, ne pas échouer
On n'arrive pas, c'est là le vide.
Y'a tout autour qui gigote
Ca sert, dedans, t'es tout coincé
Tu te dis que c'est le serpent, oui et non
Le jour passe et tu écoutes le bruit, des gens
Tu t'inquiètes du silence qui viendra
Qui est déjà là en toi
Mais pas dehors, et dehors ca fait semblant d'être ta vie
Un peu
Tu comprends ?
C'est déjà bien si tu fais cet effort
Si ca te dit, je peux te prêter mon serpent, il est mou et gentil
Hein ?
mercredi 9 juillet 2014
OOOOOh
Non je ne reviens pas, c'est juste que comme un chanteur à la retraite, j'ai la nostalgie du bain de foule, et des yeux larmoyants de millions de fans, en tout cas pour le chanteur à la retraite, car pour moi on va dire que c'est plutôt des milliers, voire même un peu moins.
Bon il y a du progrès, j'ai enfin un chez moi et de quoi potentiellement travailler. Je n'arrive pas à toucher un pinceau ou un crayon, je suis toujours à la recherche d'un moyen de péréniser la dédramatisation de l'activité artistique. En vain pour l'insant.
Et j'ai peur de ressentir à nouveau la passion dévorante et usante, qui amène à se prendre le chou sur ce qu'on est, voire se surestimer d'une certaine façon.
Un peintre me disait, il faut s'en foutre, pas se croire artiste, et juste faire.
Il faut pas s'imaginer être un artiste, ne pas travailler dans le but de l'être ou de le ressentir. Je pense que c'est vrai, sinon on tombe vite dans le piège de tous les artistes, enfin les créatifs, ceux qui ont un métier qui les fait fouiller en eux même en permanence. On se croit plus que ce qu'on est, on a un peu le melon. Mais on est aussi porté par cette impression quand même grisante, mais fugitive, qu'on a quelque chose à dire ou à montrer.
Un peu le même truc que quand on est aimé. L'impression que plus rien ne compte que ça, qu'on a touché un summun. C'est un truc qui apaise et fait prendre aussi confiance en soi.
Mais bon ça repose sur pas grand chose. Suffit de croiser plus fort que soi, ou plus beau, et hop, fini. Donc moi voilà j'ai un souci avec ça, je sais pas trop comment le régler pour le moment.
Puisque c'est quand même un gros souci, de ne pouvoir être heureux que dans une sorte d'exclusivité.
Ne pas créer, du moins coté peinture/dessin, c'est se soulager d'un gros poids, d'un cheminement qui se faisait dans l'épuisement.
Créer. Souhaiter que ça plaise, que ça bouleverse, ben oui.
Comme vouloir être aimé, et que quelque chose bouille (du verbe bouillir), très chaud et permanent, on est dedans et on en sort plus.
Voir d'autres artistes, c'est perdre confiance en soi et c'est tout.
C'est pareil que.. :
Puisqu'on est beaucoup a être beaux, a quoi ça sert que je sois (du verbe soitre) beau. Pourquoi je suis content d'avoir une femme. C'est pas le cas mais bon.
Pour moi ça supplante (du verbe se planter) le plaisir de l'activité elle même. Peut être aussi parceque je n'arrive pas à me satisfaire, c'est comme si j'étais meilleur spectateur de moi même que je ne serai jamais acteur de ma vie.
Enfin vous avez compris.
Hé, vous croyez (du verbe croillir) quoi, c'est pas facile de revenir et d'écrire après toutes ces semaines de repli, on a bien le droit de pas être clair.
Pourquoi une femme si l'autre aussi peut être avec elle. Question lancinante, qui en tout cas annule quasiment le besoin de vivre le truc.
Puisque je n'existe pas dans le plaisir que je pourrai ressentir. Plaisir vicieux, malin et traitre.
Je n'aime pas la remplacabilité, le fait que ce soit moi, lui ou elle, et que c'est pareil.
Donc je cherche le plaisir dans l'humilité, même si je ne sais pas être humble, alors je cherche déjà à savoir comment le devenir, en éspérant pouvoir en tirer un bénéfice.
Et lorsqu'il me semble que je suis humble, je suis content, mais brièvement, car il apparait vite fait que je ne le suis pas, humble. Alors heureux, je ne le suis plus non plus.
Faut créer, et regarder son travail en se disant... ok. Je suis bien avec ça.
Défauts, qualités, peu importe. C'est moi, le plaisir d'être soi est plus fort que les tracas apportés par la confrontation à l'autre.
Pis c'est aussi un moyen de montrer qu'on est capable. Je me sens capable et j'ai des idées, auxquelle je crois fort, mais il y a trop d'urgence, dans ce besoin de plaire.
Je me souviens du blog, maintenant que j'ai bien décroché. Chaque post, chaque commentaire. Le palpitant, les angoisses ou les grand plaisir.
Mais tout trop fort, envie que ça dure et comme plus haut, que ça bouille et que ça dure, que ce soit chaud pour toujours.
Alors après on peut faire ça, créer et puis faire "avec" les emmerdes. Mais moi franchement ça m'a trop fatigué, même physiquement. Je ne me suis jamais senti aussi "sainement bien" que dans le repli, c'est à dire créer sans montrer. C'est l'état intérmédiaire entre l'euphorie et l'immense désarroi.
Les plaisirs sont contenus, et les défaites moins douloureuses.
Tout ça pour dire que je compte bien relancer le truc un jour ou l'autre, vers la rentrée par là. Faut juste que je trace une ligne de conduite, que ce soit pas le besoin de plaire qui motive l'acte.
Mais bon je repasse surtout pour écrire, dire des conneries. J'avais rien de bien précis à raconter. D'ailleurs j'aurai pu dire totalement l'inverse sans être pour autant dans le mensonge, car vous savez que dans un univers parralèle, nous avons tous notre double inversé ?
Bon, bonne vacances, car il parait que c'est la période des vacances. Me croyez pas si vous voulez, mais c'est bien un des trucs qui me sidère toujours autant.
Pourquoi on se dit dans notre tête, que juillet aout ce sont les vacances. En fait c'est fou de voir le monde, de tout là haut, de la tour des golios et des cerveaux ravagés. Mais vous pouvez pas comprendre !
De tout la haut nous rigolons bien à vous observer. Ahaha. Juillet aout, elle est bien bonne !
Bon il y a du progrès, j'ai enfin un chez moi et de quoi potentiellement travailler. Je n'arrive pas à toucher un pinceau ou un crayon, je suis toujours à la recherche d'un moyen de péréniser la dédramatisation de l'activité artistique. En vain pour l'insant.
Et j'ai peur de ressentir à nouveau la passion dévorante et usante, qui amène à se prendre le chou sur ce qu'on est, voire se surestimer d'une certaine façon.
Un peintre me disait, il faut s'en foutre, pas se croire artiste, et juste faire.
Il faut pas s'imaginer être un artiste, ne pas travailler dans le but de l'être ou de le ressentir. Je pense que c'est vrai, sinon on tombe vite dans le piège de tous les artistes, enfin les créatifs, ceux qui ont un métier qui les fait fouiller en eux même en permanence. On se croit plus que ce qu'on est, on a un peu le melon. Mais on est aussi porté par cette impression quand même grisante, mais fugitive, qu'on a quelque chose à dire ou à montrer.
Un peu le même truc que quand on est aimé. L'impression que plus rien ne compte que ça, qu'on a touché un summun. C'est un truc qui apaise et fait prendre aussi confiance en soi.
Mais bon ça repose sur pas grand chose. Suffit de croiser plus fort que soi, ou plus beau, et hop, fini. Donc moi voilà j'ai un souci avec ça, je sais pas trop comment le régler pour le moment.
Puisque c'est quand même un gros souci, de ne pouvoir être heureux que dans une sorte d'exclusivité.
Ne pas créer, du moins coté peinture/dessin, c'est se soulager d'un gros poids, d'un cheminement qui se faisait dans l'épuisement.
Créer. Souhaiter que ça plaise, que ça bouleverse, ben oui.
Comme vouloir être aimé, et que quelque chose bouille (du verbe bouillir), très chaud et permanent, on est dedans et on en sort plus.
Voir d'autres artistes, c'est perdre confiance en soi et c'est tout.
C'est pareil que.. :
Puisqu'on est beaucoup a être beaux, a quoi ça sert que je sois (du verbe soitre) beau. Pourquoi je suis content d'avoir une femme. C'est pas le cas mais bon.
Pour moi ça supplante (du verbe se planter) le plaisir de l'activité elle même. Peut être aussi parceque je n'arrive pas à me satisfaire, c'est comme si j'étais meilleur spectateur de moi même que je ne serai jamais acteur de ma vie.
Enfin vous avez compris.
Hé, vous croyez (du verbe croillir) quoi, c'est pas facile de revenir et d'écrire après toutes ces semaines de repli, on a bien le droit de pas être clair.
Pourquoi une femme si l'autre aussi peut être avec elle. Question lancinante, qui en tout cas annule quasiment le besoin de vivre le truc.
Puisque je n'existe pas dans le plaisir que je pourrai ressentir. Plaisir vicieux, malin et traitre.
Je n'aime pas la remplacabilité, le fait que ce soit moi, lui ou elle, et que c'est pareil.
Donc je cherche le plaisir dans l'humilité, même si je ne sais pas être humble, alors je cherche déjà à savoir comment le devenir, en éspérant pouvoir en tirer un bénéfice.
Et lorsqu'il me semble que je suis humble, je suis content, mais brièvement, car il apparait vite fait que je ne le suis pas, humble. Alors heureux, je ne le suis plus non plus.
Faut créer, et regarder son travail en se disant... ok. Je suis bien avec ça.
Défauts, qualités, peu importe. C'est moi, le plaisir d'être soi est plus fort que les tracas apportés par la confrontation à l'autre.
Pis c'est aussi un moyen de montrer qu'on est capable. Je me sens capable et j'ai des idées, auxquelle je crois fort, mais il y a trop d'urgence, dans ce besoin de plaire.
Je me souviens du blog, maintenant que j'ai bien décroché. Chaque post, chaque commentaire. Le palpitant, les angoisses ou les grand plaisir.
Mais tout trop fort, envie que ça dure et comme plus haut, que ça bouille et que ça dure, que ce soit chaud pour toujours.
Alors après on peut faire ça, créer et puis faire "avec" les emmerdes. Mais moi franchement ça m'a trop fatigué, même physiquement. Je ne me suis jamais senti aussi "sainement bien" que dans le repli, c'est à dire créer sans montrer. C'est l'état intérmédiaire entre l'euphorie et l'immense désarroi.
Les plaisirs sont contenus, et les défaites moins douloureuses.
Tout ça pour dire que je compte bien relancer le truc un jour ou l'autre, vers la rentrée par là. Faut juste que je trace une ligne de conduite, que ce soit pas le besoin de plaire qui motive l'acte.
Mais bon je repasse surtout pour écrire, dire des conneries. J'avais rien de bien précis à raconter. D'ailleurs j'aurai pu dire totalement l'inverse sans être pour autant dans le mensonge, car vous savez que dans un univers parralèle, nous avons tous notre double inversé ?
Bon, bonne vacances, car il parait que c'est la période des vacances. Me croyez pas si vous voulez, mais c'est bien un des trucs qui me sidère toujours autant.
Pourquoi on se dit dans notre tête, que juillet aout ce sont les vacances. En fait c'est fou de voir le monde, de tout là haut, de la tour des golios et des cerveaux ravagés. Mais vous pouvez pas comprendre !
De tout la haut nous rigolons bien à vous observer. Ahaha. Juillet aout, elle est bien bonne !
mardi 28 janvier 2014
Croisée des chemins
J'arrête de nourrir ce blog pour tenter de me reprendre en main artistiquement. Si je poste, je retombe toujours dans un cycle qui ne m'amènera nulle part. Satisfaire ou ne pas satisfaire m'importe pas, tant que je ne me retrouve pas, moi, dans ce que je fais.
Il faut que je crée une rupture pour sortir du truc. Là je le fais car j'ai un peu de courage, je me dis allez hop, j'essaye, de toute façon ça sera pas pire que continuer avec des oeillères.
Je donnerai un lien lorsque j'aurai un autre endroit ou montrer des choses. Peut être que ça sera ici que je continuerai mais j'en doute. Depuis 2007 je fais ça, j'en ai marre, quelque chose bloque, ça sent trop le sapin.
Je veux, d'une part, un endroit qui soit courageux, ou j'essayerai d'avancer dans ce qui me plait. C'est à dire surtout le dessin, la narration, progresser, faire des trucs bien, faire de la merde. Mais suivre un fil rouge, au moins.
Et un autre pour les trucs plus libres, plus picturaux. Dans lequel je reprendrai pas mal de travaux montrés ici. Et ptet même de la musique pourrie et de l'écriture avec plein d'fautes.
J'ai besoin de retrouver aussi une forme d'anonymat, ne plus me dire tiens j'ai fais un truc, je vais poster. Je vais ptet avoir des "c'est bien", des "c'est pas bien".
Et puis aussi, dans la création ya le désir de changer, et ce blog pour moi commence à être un truc qui sent le vieux (sapin), le 2007 déjà lointain, une année pas franchement joyeuse. J'aimerais que le prochain parte d'un truc positif, et non pas d'un besoin de contact, de quelque chose d'un peu artificiel, pas uniquement artistique et courageux.
Voilà.
Ce n'est pas facile du coup mais je sais très bien, la, que si je continue c'est foutu.
Le truc qui me manquera le plus c'est de pas écrire de conneries sur la droite du blog, et d'ailleurs ptet ben que si je recrée rapidement un blog ça sera pour raconter des conneries, car putain, c'est le seul truc qui fait vraiment du bien sans effet secondaires malvenus.
Pour terminer : S'entendre dire qu'on est bon, etc, qu'on est un artiste, à un moment ça fait sauter le capuchon, on devient terriblement exigeant avec soi-même. On s'imagine bon, on s'espère bon, et on ne peut se décevoir. Si on est bon, alors on doit faire du bon travail. Ou du très bon. On doit prouver, se prouver à soi meme aussi.
J'en suis là, donc je veux retrouver une forme de légereté dans la pratique artistique, retirer un peu de gravité, et ne pas penser que des gens puissent attendre quelque chose de moi.
Pouet.
Il faut que je crée une rupture pour sortir du truc. Là je le fais car j'ai un peu de courage, je me dis allez hop, j'essaye, de toute façon ça sera pas pire que continuer avec des oeillères.
Je donnerai un lien lorsque j'aurai un autre endroit ou montrer des choses. Peut être que ça sera ici que je continuerai mais j'en doute. Depuis 2007 je fais ça, j'en ai marre, quelque chose bloque, ça sent trop le sapin.
Je veux, d'une part, un endroit qui soit courageux, ou j'essayerai d'avancer dans ce qui me plait. C'est à dire surtout le dessin, la narration, progresser, faire des trucs bien, faire de la merde. Mais suivre un fil rouge, au moins.
Et un autre pour les trucs plus libres, plus picturaux. Dans lequel je reprendrai pas mal de travaux montrés ici. Et ptet même de la musique pourrie et de l'écriture avec plein d'fautes.
J'ai besoin de retrouver aussi une forme d'anonymat, ne plus me dire tiens j'ai fais un truc, je vais poster. Je vais ptet avoir des "c'est bien", des "c'est pas bien".
Et puis aussi, dans la création ya le désir de changer, et ce blog pour moi commence à être un truc qui sent le vieux (sapin), le 2007 déjà lointain, une année pas franchement joyeuse. J'aimerais que le prochain parte d'un truc positif, et non pas d'un besoin de contact, de quelque chose d'un peu artificiel, pas uniquement artistique et courageux.
Voilà.
Ce n'est pas facile du coup mais je sais très bien, la, que si je continue c'est foutu.
Le truc qui me manquera le plus c'est de pas écrire de conneries sur la droite du blog, et d'ailleurs ptet ben que si je recrée rapidement un blog ça sera pour raconter des conneries, car putain, c'est le seul truc qui fait vraiment du bien sans effet secondaires malvenus.
Pour terminer : S'entendre dire qu'on est bon, etc, qu'on est un artiste, à un moment ça fait sauter le capuchon, on devient terriblement exigeant avec soi-même. On s'imagine bon, on s'espère bon, et on ne peut se décevoir. Si on est bon, alors on doit faire du bon travail. Ou du très bon. On doit prouver, se prouver à soi meme aussi.
J'en suis là, donc je veux retrouver une forme de légereté dans la pratique artistique, retirer un peu de gravité, et ne pas penser que des gens puissent attendre quelque chose de moi.
Pouet.
samedi 11 janvier 2014
Un peu plus d'abstraction
J'essaye des choses. Je pars très abstrait et liquide et je construis après (bon point, ça me plait)
J'exclue quasiment jusqu'à la fin le blanc et le gris, pour éviter d'affadir.
Et je désature vaguement en mélangeant des couleurs complémentaires, meme si je me laisse surtout porter par ce qui vient, là j'ai pas envie de trop réfléchir.
C'est coloré. Ca pète beaucoup plus que la bagnole en dessous, qu'il faut vraiment que je reprenne. Faut dire que j'ai une putain de fatigue oculaire depuis quelques semaines, parfois je vois cramé, et un rose normal m'apparait comme fluo. le lendemain je me rends compte que c'est pastel.
La photo crame pas mal le fond, qui est moins uni que ça, plus tâché/marqué.
lundi 6 janvier 2014
Je deviens fou
J'ai supprimé le post d'avant parceque bon, j'ai foutu un gros coup de pinceau dessus. C'était n'importe quoi ! Ohlala. Putain, pourquoi mon regard change tellement vite, c'est comme une claque à chaque fois.
J'ai donc refait mais de tête en imaginant, et tout de suite c'est plus illustratif.
A bosser un peu encore mais il me semble que c'est quand même plus moi. Quand je cherche à faire de la peinture, ça va pas. Ca me ressemble pas. J'ai besoin que ce soit entre les deux. Plus illustratif, un peu dessiné, pas un Tableau. Faire des tableaux, ça me fait baliser. Je veux pas.
Je veux qu'on dise "Tiens, t'as fais un truc sur une toile".
Là je suis content !
Si on me dit "Ton tableau, là...", je dis "Quoi ? Tu me prends pour qui, hé oh, un peu de respect"
Fin bon, avec le recul je trouve qu'on dirait James Hetfield en chintok. Ca fait flipper.
jeudi 2 janvier 2014
Cross
J'ai une anim en cours mais les yeux me lâchent.
Alors peinture. Celle ci est en cours, faut que j'améliore ça pour dégager un peu plus de profondeur, et corriger ce que la dynamique du geste efface en "construction".
En ce moment je me sens cap de peindre mais j'hésite toujours à faire l'erreur qui va me faire tout rater. Alors que là c'est pourtant facile j'ai en tête l'idée précise de ce à quoi je veux aboutir en terme d'ambiance. Faudrait presque que je fasse une approche comme celle là; et à coté, une seconde toile du même sujet mais en version aboutie, décomplexée.
dimanche 22 décembre 2013
Lady WHITE
dimanche 8 décembre 2013
Sont représentés...
mercredi 4 décembre 2013
Des bonhommes j'ai dit
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